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musique acousmatique, art radiophonique, installation, vidéo

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27 AOÛT 2026 18h00 – NOTICES ET BIOGRAPHIES

18h00 – Concert 11 – Label CD – 30 ans Motus
interprète sur acousmonium : Jonathan Prager

Gérard Torres La Raison de l’Ouest [1999] 04’44
Où il est question de western…

Gérard TORRES est né à Valence (France). Son parcours témoigne d’une curiosité envers diverses disciplines. Après un parcours de musicien dans différents groupes de rock, des études en mathématiques et aux beaux-arts de Lyon, il entre au Conservatoire de Lyon dans la classe de composition de musique acousmatique de Denis Dufour. Depuis, il continue ses recherches musicales en développant son studio personnel et présente régulièrement ses pièces dans différents festivals.

Beatriz Ferreyra Médisances 1968 07’01
Commande du GRM
Réalisée à partir de la manipulation élémentaire du souffle, de l’arc à bouche (guimbarde siamoise) et d’instruments d’orchestre. Une façon comme une autre de se débarrasser de certaines ambiances, de vieux souvenirs…

Beatriz Ferreyra a étudié à Paris avec Nadia Boulanger, Edgardo Cantón (GRM France — RAI Italie en 1963). Elle a travaillé au Groupe de recherches musicales (GRM) du Service de la recherche de l’ORTF sous la direction de Pierre Schaeffer (1963-70) où elle a collaboré à la réalisation des disques Solfège de l’objet sonore. Elle y a réalisé des travaux de recherche et elle a été responsable des séminaires interdisciplinaires. En 1975, elle a fait partie du Collège des compositeurs de l’Institut international de musique électroacoustique de Bourges (IMEB). Elle a créé les concerts expérimentaux Les rendez-vous de la musique concrète (1998-99) du Centre d’études et de recherche Pierre Schaeffer. Elle a été primée lors de concours internationaux et elle a participé à des colloques et à des séminaires de musique électroacoustique. Comme compositrice indépendante, elle a reçu des commandes d’État et des associations musicales (GRM, IMEB, ACIC, etc) en France et à l’étranger, pour des festivals et des concerts. Elle compose aussi pour des spectacles, des films et des ballets. Elle a réalisé des œuvres de musicothérapie et a fait partie de jurys pour des concours internationaux de musiques expérimentales.
En novembre 2014 elle devient Membre honoraire de la Confédération internationale de musique électroacoustique (CIME).

Jacques Lejeune Portrait de jeune fille au miroir ou étude aux silences 1998 11’56
(in memoriam Pierre Schaeffer)
Cette étude a été réalisée à la fois avec des sons enregistrés aujourd’hui et d’autres beaucoup plus anciens qui ne sont pas loin de dater des débuts de la musique concrète. Cette pièce aurait tout aussi bien pu être réalisée en totalité avec les outils et des gestes fondateurs de cette musique, ceux du début de ma carrière.

Né en 1940 à Talence, Jacques Lejeune suit ses études musicales à la Schola Cantorum (Daniel Lesur), au Conservatoire national supérieur de Paris (Pierre Schaeffer) et au Groupe de Recherches Musicales (François Bayle). Il entre au GRM en 1968 et s’occupe de la « cellule de musique pour l’image » où sont réalisés divers projets pour la scène et la télévision. En 1978, il lance à Paris les Ateliers de musique électroacoustique dans le cadre d’un partenariat de l’Ina-GRM et de l’ADAC/Ville de Paris. Il en conçoit le cursus pédagogique et en organise le fonctionnement.
En 2005, un livre-disques avec traduction anglaise est édité par Licences dans la collection «Sonopsys» . En 2006, un second livre paraît dans la série «Portraits polychromes» de l’INA, aux éditions Michel de Maule, avec des documents visuels et sonores, sur le site internet du GRM. Une trentaine d’œuvres sont publiées en disques. Il a été reconnu en France et à l’étranger plusieurs fois (Musica Nova, Prix Paul Gilson, Ars Electronica, 20ème anniversaire du CDMC, Grand Prix lycéen des compositeurs, F.A.U.S.T.)
La majorité de ses pièces évoque la vocalité dans une sorte de polyfigurisme d’images de la réalité et de figures métaphoriques. Il en propose le classement suivant, issu de la réalité ordinaire, du sacré ou de la mythologie humaine et animale, ou encore de la satire critique :
1. Le Personnage et le Paysage quotidien
2. Le Fabuleux : 2.1) Les Contes de la forêt profonde – 2.2) Le Rêve de l’eau vive – 2.3) Légendes et magie de l’air
3. Rituel et imagerie du Sacré : 3.1) Messes et Prières – 3.2) Lamentos – 3.3) Les Amants, la mort et les anges
4. Les Oiseaux-Fantaisie
5. Farces : 5.1) Le Bestiaire – 5.2) Gourmandise et érotisme – 5.3) Les Burlesques6. Variations: 6.1) Etudes et paraphrases – 6.2) Pièces inspirées de la métamorphose.
Depuis les années 2000, il entreprend un nouveau chantier sur les écritures croisées et continue son travail de création présent et à venir et revisite celui du passé. Il s’estime donc un compositeur aboutissant simplement à cette autre diffusion de ses musiques sur haut-parleurs se doublant d’images et de poèmes projetés.
Mais pour cette forme nouvelle (la fable musicale), il ne peut s’agir d’un produit mécanique vidéo-musical, de l’illustration décorative d’un genre par un autre. C’est toujours, pour lui, la musique qui doit diriger la fable, tout en tenant compte de la réflexion née de l’utilisation des écritures qui la croisent. Ce croisement des jeux du visuel et de l’oreille engage l’imaginaire dans une nouvelle complexité, vers un nouveau geste de sa modernité.
Le poème et le dessin projetés viennent alors en surimpression ou en distanciation du thème et de la forme pour s’ouvrir, de la sorte, davantage à la théâtralité ou la songerie poétique. Il en prend même parfois le parti antirrhétique ou celui du non-sens. Les fables terminées à ce jour sont La Ronde des animaux : 75’05, Berceuse pour un enfant de Palestine : 29’05 et Le Cantique des Cantiques: 65’18
Jacques Bonnaure, parle ainsi de lui dans La lettre du musicien de décembre 2000 : « Lejeune occupe, dans le monde de la musique électroacoustique, une place à part. Il est peut-être le seul dans cette galaxie musicale, à parler, non sans humour, le langage du conte et du rêve, de l’enfance et de l’amour, de la gourmandise et de l’érotisme ». Et Philippe Louvreaud, ajoute dans Bibliothèque(s) de mars 2006: « …La musique, à la fois rugueuse et touchante, brute et tendre, faite de froissements, d’agitations fébriles, de fourmillants clairs-obscurs, s’étend comme une « forêt électronique » où le matériau est affirmé sans préjudice à ses virtualités imageantes… Un catalogue exhaustif et minutieux, des résumés en anglais, une riche illustration originale font de cette publication précieuse le plus bel hommage qui se puisse rendre à une figure encore trop secrète de la musique d’aujourd’hui… »


Mahtab 1 Bruit 2 Campagne 1999 06’56
[primitivisme entomophone]
1- giochante 1’55
2- expressivo 1’02
3- complainte de la femme moustique 0’49
4- virtuoso 2’30
Remerciements à Goloka en visite chez Merképat

Plasticien des sons
Etudes de radio journalisme
Ina, institut national de l’audiovisuel
Formation vidéo | réalise Rosa, d’après une performance de l’artiste canadien, Martin Bruneau
Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, département vidéo
Collabore à l’accrochage des œuvres de Gary Hill [USA] en sa présence
Arc, musée d’art moderne de la ville de Paris
Participe à l’exposition Traversées, oct 01 – jan 02
Classe de composition acousmatique sous la direction de Denis Dufour
Au CNR [conservatoire national de région] de Perpignan
Médaillé d’or mention très bien, composition acousmatique
Prix de la Sacem en qualité de lauréat du conservatoire
Commande de l’Ina.GRM, groupe de recherches musicales
Création lors du XXVIe cycle Multiphonies, auditorium O. Messiaen, Maison de Radio France
Mention d’honneur au XXIe concours international Luigi Russolo à Varese -Italie- [catégorie électroacoustique pour la radio]
Produit nombre de créations radiophoniques diffusées sur différentes antennes, Radio Libertaire – Paris | WFMU – New York -…
Commande de France-Culture [ACR]
Aujourd’hui mon travail s’articule autour de trois axes principaux :
Composition acousmatique | poésie [du] sonore
Radio art [art radiophonique] | hörspiel
Installations sonores

Christine Groult Les frontières de l’autre 2001 13’17
Commande de la DRAC Basse-Normandie et des Promenades musicales du Pays d’Auge.
Cet extrait de la conférence sur la grisaille de Georges Didi-Huberman a inspiré cette musique.
« Grisaille, donc : de la couleur passée, pâlie, effritée, pulvérisée, décomposée. C’est de la matière agitée par le vent du temps. Ce que j’appelle un vent, les auteurs médiévaux l’ont appelé, à la suite d’Aristote, le diaphane. Le diaphane constituait, selon eux, une condition physique fondamentale pour toute visibilité : « réceptacle de la couleur », lui-même incolore car pensé dans sa dimension de puissance, dans sa nature mixte d’air et d’eau. A ce titre, le diaphane a pu fournir un outil théorique idéal pour justifier que la matière terrestre (c’est à dire le lieu par excellence du péché, de l’humiliation, de la chute adamique et de la mort elle même, puisque la matière se définit d’être, à la différence des corps célestes, susceptible de corruption, de décomposition) -que la matière, donc, soit tout de même traversée par le souffle de la puissance (divine, incorruptible), et accède, par conséquent, à quelque chose comme une splendeur. »

Si les moyens électro-acoustiques sont au cœur de la démarche compositionnelle de Christine Groult, la qualité expressive des sons choisis et l’émotion qui s’en dégage demeurent cruciales pour elle, aussi bien au moment où elle décide de les enregistrer qu’à celui où elle les transforme car, ce qui l’intéresse avant tout, « c’est le potentiel poétique des sons et la recherche de nouvelles dramaturgies ».
Se prêtant à une diffusion sur haut-parleurs, la musique sur support lui a permis d’investir des lieux très variés pour y réaliser in situ de véritables spectacles sonores qu’elle qualifie de « scénographies ».
C’est dans cet esprit qu’en 2002 elle a fondé avec Pietro Cremonini, architecte, Geneviève Dahan Seltzer, sociologue et Mia Mankovsky, juriste, l’association Music in situ. « Le contact avec l’histoire et la mémoire active un lien à l’inconscient et permet de toucher à une réalité d’un autre ordre, plus subtil. C’est ce processus alchimique de l’imaginaire et du symbolique qui fonde le sujet et ranime ses capacités d’audace et de métamorphose ».
Ce qui suppose de réinventer le lieu du concert, de proposer de nouveaux moyens de diffusion en s’affranchissant des frontières esthétiques. « Comment fédérer les énergies, les compétences et les outils pour développer collectivement sa pratique dans une société du spectacle soit hyper individualiste soit de divertissement ? Et surtout comment ne pas perdre son âme ? » Jean-Yves Bosseur
Christine Groult a été élève à la fois au Groupe de Recherches Musicales (GRM) de Radio France, dirigé par Pierre Schaeffer, au conservatoire expérimental de Pantin et à la Sorbonne en musicologie et linguistique.
De 1976 à 1986, elle a été assistante au département de pédagogie à l’IRCAM sous la direction de Pierre Boulez et de Michel Decoust. De 1985 à 1990 elle a été responsable du studio de musique électroacoustique du Conservatoire de Chalon-sur-Saône.
De 1990 à 2015, titulaire du CA, elle a enseigné la composition électroacoustique au Conservatoire de Pantin. Depuis 2015, fin de sa fonction de professeure, elle se consacre à la composition, travaille en collaboration avec d’autres artistes et poursuit sa recherche sur l’improvisation, le live et la collaboration avec des instrumentistes expérimentaux.
http://www.musicinsitu.com

Alexandre Yterce Intensités 1999 05’30
[Op. 22]
Dans cette pièce se déchaîne une rythmique de plus en plus présente, sexuée, affolée, sorte de piétinement révolté contre l’angoisse, levant des vibrations, des harmoniques, des pulsations, des contractions, des cris venus de la matière première du corps. C’est une remontée hors des profondeurs du sang, des entrailles de bêtes blessées. Élaborée dans une dimension convulsive, l’énervement des chairs a su pousser leurs cris, transfigurer la nuit, réapprendre la clarté, la nudité.

Né en France, Alexandre Yterce est un compositeur indépendant qui ne considère pas la musique comme un territoire isolé de la réalité, mais un des moyens fondamentaux de renouveler la conscience de plus en plus domestiquée par un monde qui se suicide dans la déshumanisation. Il vit de ses œuvres et mène une existence autonome qui ne chante aucune promesse d’un avenir différent. Il compose régulièrement au studio Accès Digital à Rouen. Il donne fréquemment des actions scéniques et des mises en scène de textes poétiques dans divers théâtres accompagnées de créations instrumentales et de musiques concrètes qu’il nomme «Dramaphonies». Il interprète aussi en concert des œuvres acousmatiques. Il a fondé et animé pendant dix ans (avec la comédienne Florence Gonot) le festival Brûlures des langues et la revue-disque Licences, à Paris, tentative de création d’un espace de liberté artistique.

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